Société Française d’Energie Nucléaire

Groupe Régional Rhône-Ain-Loire

Objet et modalités des Conférences

L'objet des conférences est de :

proposer une information fondée sur une analyse scientifique, avec le souci de l’objectivité, de la transparence et de l’honnêteté intellectuelle,
sur les sujets ayant trait à l'énergie (nucléaire, thermique, renouvelables),
dans leurs dimensions techniques, économiques, sociales ou environnementales.
Les conférenciers sont des personnalités reconnues pour leur compétence dans le domaine traité.

 

Les modalités pratiques des conférences sont les suivantes :
Elles sont organisées environ tous les deux mois, sauf en période estivale.
Elles se tiennent en principe à partir de 18h, en des lieux qui seront confirmés au cas par cas (soit à l'UCLy, soit à l'INSA).
Elles sont ouvertes à tous, que vous soyez adhérent ou non de la SFEN. Toutefois, lorsque le nombre de demandes d'inscription dépasse les capacités de la salle, nous pouvons être amenés à inscrire en priorité les adhérents de la SFEN : Alors, si vous n'êtes pas encore adhérent, c'est le moment de cliquer sur ce lien.

Programme de l'année des Conférences

 Jeudi 19 Novembre 2020          Science et décision politique : histoire d'un divorce      par Yves Bréchet

Les dates, horaires et lieux sont susceptibles d'ajustement selon les disponibilités des conférenciers et des amphis.

La prochaine Conférence

Le 19 novembre 2020 :

 Science et décision politique, histoire d'un divorce

par Yves Bréchet

  sous réserve des mesures sanitaires

 

Le programme électronucléaire français a été décidé politiquement et mis en œuvre industriellement par un état stratège dans une situation de crise menaçant la souveraineté énergétique du pays. La clé de voute de cette stratégie était la filière à neutrons rapides qui permettait, le moment venu, de requalifier des déchets en ressources, et d’assurer l’indépendance du pays en terme de ressources en uranium.

Dans une situation de crise au moins aussi importante, la crise climatique, et malgré des discours apparemment volontaristes pour la combattre, l’état français vient de prendre une décision lourde de conséquences en abandonnant le projet Astrid. Cette décision, faisant suite à une série de renoncements concernant le parc électronucléaire, est emblématique de la disparition de l’état stratège en matière énergétique.

On s’attachera dans cet exposé à comprendre comment la cohérence d’une stratégie industrielle a cédé la place à l’opportunisme d’une stratégie de communication. Le retour sur l’historique de la filière, sur les difficultés rencontrées, sur la dégradation inéluctable des capacités d’analyse technique des rouages de l’état fournit des éléments de compréhension de cette évolution dont le nucléaire n’est qu’une des manifestations.

 Yves Brechet est Ingénieur (école polytechnique), Enseignant-Chercheur à l'INPG, Professeur des universités, Docteur ès Sciences, Spécialiste des matériaux , mais aussi titulaire d'un DEA en Histoire des sciences.

Membre de l'Académie des sciences et de nombreuses autres institutions en France et à l'étranger, Il a été Haut Commissaire à l'énergie atomique.

Il a ainsi participé ou été témoin de décisions publiques dont les fondements n'apparaissent pas toujours pertinents, et s'est ainsi interrogé sur le rôle que peut ou doit jouer la science dans ces prises de décision.

Historique des Conférences

le 16 octobre 2019

Production d'électricité et équilibre des réseaux : Un système "100 % renouvelable" est-il viable ?

par Georges Sapy (SFEN)

 

La lutte contre le changement climatique fait l'objet d'une sensibilisation croissante et on voit de plus en plus "d'envie" de "renouvelables" parés de toutes les vertus (notamment chez les jeunes). Le secteur de l'électricité n'y échappe pas, même si ce n'est pas (pas partout en tous cas) là que devrait être la priorité.

En Europe, les mix de production d'électricité sont notablement différents selon les pays, mais il apparait une volonté de la Commission européenne et de la plupart des Etats membres d'accroitre la part des sources "renouvelables" dans l'objectif de réduire voire d'éliminer les émissions de CO2. Jusqu'où peut-on aller … avec quelles conséquences ? Bref un système électrique « 100 % renouvelable » est-il viable ?

Beaucoup ne comprennent pas pourquoi on en fait pas plus, … Après tout "Y a qu'à" construire des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques partout : c'est propre et pas cher !! Incompréhension sans doute due au fait que c'est un sujet compliqué , le fonctionnement des systèmes électriques est physiquement complexe, et en plus aggravé par les règles de marché. Ce soir Georges Sapy nous a expliqué comment fonctionnent les réseaux et quels sont les possibilités et les difficultés d'aller vers des solutions qui pourraient paraître simples et idéales.

Après un bref rappel du rôle et des fondamentaux du fonctionnement d’un « système électrique » (moyens de production d’électricité alimentant des consommateurs via un réseau), les conséquences de l’insertion croissante de sources intermittentes d’électricité, éoliennes et photovoltaïques, ont analysées dans la première partie, notamment sous l’angle de leurs limites d’insertion afin de préserver la stabilité du système, donc la sécurité d’alimentation.

Dans une deuxième partie, Georges Sapy a évoqué les très nombreuses recherches en cours au niveau européen ayant pour but affiché de repousser ces limites d’insertion jusqu’à des valeurs très élevées (100 %), avec les problématiques technologiques, environnementales, de sécurité d’alimentation, économiques, ou également de cyber sécurité que cela entraine ainsi que les risques systémiques pour l’Europe résultant du développement quasi- exclusif des sources éoliennes et photovoltaïques.

Les planches utilisées en support de sa présentation sont accessibles ici.

Le 22 mai 2019

Le nucléaire en Chine

par Fabrice Tempier ( Directeur des activités nucléaires d'EDF en Chine)
et Christophe Poinssot (Attaché nucléaire à l'ambassade de France à Pékin)

 

Fabrice Tempier  et Christophe Poinssot ont présenté en duo un panorama complet des activités nucléaire dans ce grand pays, partenaire de longue date de la la France. Après un rappel de l'historique du nucléaire chinois et de la coopération avec la France, les intervenants ont présenté en duo l'état du parc actuel de production et des installations du cycle du combustible, les perspectives de développement -impressionantes!- et les axes de la R&D nucléaire d'innovation.

En première partie, un rapide historique de la naissance du nucléaire en Chine -orientée sur les applications militaires- a resitué les accords sino-français pour la construction de Daya bay en 1986, puis Ling Ao en 1995 et Taïshan en 2007. 70% du parc de production chinois est issu des technologies françaises. La nature de la coopération a évolué au fil du temps, pour nouer des liens de partenariat avec de nombreuses entreprises industrielles chinoises et aboutir aux accords concernant la construction de deux EPR à Hinkley Point, ainsi que les projets de Sizewell et Bradwell au Royaume Uni.

Avec 45 unités en fonctionnement, le parc nucléaire ne fournit que 4,2% de la consommation d'électricité. Les ambitions de la Chine sont importantes, avec 12 réacteurs actuellement en construction et une trentaine en projet.

 Après une "pause" dans la programmation suite à l'accident de Fukushima, le nucléaire est appelé à prendre une part importante de la production d'électricité, notamment dans les zones côtières.  86% de l'énergie consommée provient de combustible fossiles, majoritairement du charbon, et la demande croît fortement, au rythme du développement économique du pays. Les objectifs affichés en terme de développement du parc nucléaire sont très ambitieux, portant la capacité installée de 45,5 GWe en 2019 à 120 MWe en 2030, soit 6 à 8 réacteurs par an. Pour rester en cohérence avec l'objectif d'un réchauffement maximum de 1,5°C en 2050, la Chine devrait construire et mettre en service 300 réacteurs à cet horizon, objectif qui semble difficile à tenir. 

Concernant le cycle du combustible, la Chine dispose de ressources en uranium sur son territoire, mais en quantité insuffisante; elles sont complétées par des achats sur le marché international et par des achats d'actifs. De même pour la conversion et l'enrichissement, les moyens domestiques doivent être encore aujourd'hui  complétés par des achats à l'étranger, mais la volonté d'autonomisation est clairement exprimée. Quant à la fabrication des assemblages, étape compliquée par la diversité des modèles de réacteurs à approvisionner, les moyens industriels locaux permettent de répondre à la demande, en s'appuyant en général sur des technologies importées. L'Etat chinois entend mettre en oeuvre une politique du cycle du combustible fermé, et des négociations sont engagées avec Orano, avec le soutien politique nécessaire, pour la construction d'une usine de retraitement locale. La gestion des déchets est évidemment un point crucial, vu le développement attendu du parc. A noter, la décision prise d'assurer le stockage final des déchets HAVL en couche géologique profonde à Beishan.

Pour le plus long terme, la Chine n'écarte aucune voie. La R&D sur les réacteurs Gen IV (FBR) est naturellement privilégiée, car susceptible d'aboutir industriellement à court terme. A plus long terme, la fission est une voie directement soutenue par la participation au projet ITER. En outre, des programmes de R&D spécifiques s'intéressent au dévelopement de technologies alternatives, telles les HTR (Réacteurs à haute teméprature), les SMR (Small modular reactor) et les MSR (Réacteurs à sels fondus). C'est donc un effort extrèmement important qui est engagé dans l'ensemble de la filière.

La présentation est disponible ICI

 

Le 6 mars 2019

Climat et Energies : Où va-t-on ?

par Valérie Faudon (Déléguée Générale de la SFEN) 

 

Dans une première partie, Valérie Faudon évoque les analyses relatives aux tendances concernant le Climat et les Energies. Trois ans après la COP21 (et les COP22, 23, 24), on constate que les émissions de CO2 continuent à augmenter en France, en Europe et dans le monde. L'arrêt de centrales nucléaires dans plusieurs Pays ou Etats s'est traduit par des augmentations d'émissions de CO2 et a contrario la capacité du nucléaire à réduire les émissions de CO2 est avérée. Dans son rapport spécial, publié l'été dernier, en s'appuyant sur l'analyse de plusieurs scénarii, le GIEC souligne que les solutions envisageables pour répondre aux objectifs climatiques en limitant le réchauffement à 1,5°C ne peuvent faire l'impasse sur le nucléaire. Le nucléaire qui est une énergie bas carbone, même s'il s'avère que beaucoup de gens croient le contraire.

En seconde partie Valérie Faudon analyse les orientations du projet de PPE avec ses deux horizons  2019-2023 et 2024-2028 en regard de l'objectif réaffirmé de décarbonner l'économie  en 2050 et une priorité qui est la réduction de l'usage des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz). L'électricité doit être utilisée pour décarboner les autres secteurs de l’économie, directement via l’électrification du transport ou indirectement via la synthèse de  biocarburants. Et à l'échelle européenne il serait (est) nécessaire de disposer d'un socle nucléaire de l'ordre de 100 à 110 GWe (35-40 GWe en France et 70 GWe dans le reste de l'Europe) pour faire face à la diversification et à la variabilité croissante du mix de production européen.

 Ce qui signifie qu'il faut pouvoir construire de nouvelles centrales nucléaires, en nouveau nucléaire ou en renouvellement de parcs existants. C'est l'un des enjeux de la PPE et la raison des études de l'EPR2. Pour la France: quand, comment et à quel niveau renouveler le Parc nucléaire.

 

Les planches qui ont servi de support à sa présentation sont consultables  ici.

Le 18 octobre 2018

Avenir des énergies fossiles et implications géopolitiques

par Jean-Pierre Favennec (spécialiste de l’énergie, Professeur à Sciences Po, Dauphine,IFP School, Pdt de l’Association pour le Développement de l’Energie en Afrique)

 

Alors que les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz,…) font l'objet de polémiques diverses,  Jean-Pierre Favennec nous a montré et décrypté les éléments clés   physiques, historiques, économiques, géopolitiques, ... qui sous tendent leur développement mondial et le comportement des acteurs du secteur et qui contribueront à façonner l'avenir.

 

Malgré des inconvénients, notamment en termes d'émissions de gaz à effet de serre, principalement CO2,  leurs caractéristiques leur ont conféré une place dominante dans de nombreux secteurs et de nombreux pays. Les besoins en énergie et les tendances, nécessairement marqués par la démographie et par le développement socio-économique de grandes régions du monde, ne laissent pas présager d'une diminution significative avant longtemps, bien au contraire.

 

 Les planches qui ont servi de support à sa présentation sont consultables  ici.

 Le 15 février 2018

L'hydroélectricité dans le monde et le changement climatique

par Michel de Vivo (secrétaire général de la Commission internationale des grands barrages)

 

Face au réchauffement climatique, la nécessité de réduire la consommation de combustibles fossiles fait consensus. En France, la production d’électricité est déjà décarbonée à 95% grâce essentiellement au nucléaire et à l’hydroélectricité. Dans le monde, les combustibles fossiles restent largement majoritaires mais c’est l’hydroélectricité qui constitue la principale source d’électricité décarbonée, loin devant le nucléaire et les ENRi.

Le conférencier nous a présenté un état des lieux et une vision prospective sur les développements possibles ou nécessaires de l'hydroélectricité, en regard des prévisions ou espérances des autres moyens de production d'électricité.

Après un rappel des divers types d’équipements ( barrages et fil de l’eau) et un inventaire des équipements majeurs existants, en construction et en projet dans le monde, le conférencier a tenté un bilan des avantages et inconvénients de cette technologie. Au final, en pesant les impacts environnementaux, les risques liés à la rupture d’un barrage, les mérites environnementaux et sociétaux (incluant la gestion globale de la ressource en eau), il a montré le rôle que pourrait jouer l’hydroélectricité pour répondre au besoin croissant en énergie et au défi climatique.

Les transparents qui ont servi de support à la présentation sont accessibles ici.

Le 18 octobre 2017

Bilan à date de l'Energiewende (la transition énergétique en Allemagne)

par Hartmut Lauer (ancien directeur de la centrale de Biblis et ancien vice président de RWE)

 

C'est devant une assistance très nombreuse, réunie dans l'amphithéatre B Lespinasse de l'INSA Lyon, que Hartmut Lauer nous a présenté un bilan à date de l'Energiewende (la transition énergétique en Allemagne), bilan factuel très détaillé et documenté, permettant, en les replaçant dans leur contexte historique technique, de bien comprendre les objectifs recherchés et en regard les moyens engagés et les résultats effectifs obtenus, parfois sensiblement différents des espérances.

Sans être la catastrophe que certains voudraient croire, l'Energiewende est loin d'être la réussite exemplaire que certains vantent et que les choix faits ne sont pas généralisables en Europe sans inconvénients majeurs. En particulier il apparait que l'Allemagne s'est en fait payé le luxe de 2 parcs de production d'environ 100GW chacun, chacun supérieur à la pointe de consommation allemande (~~90GW), mais l'un "renouvelable" est largement intermittent, ne fournit qu'une fraction modeste des besoins (environ 17% par solaire + éolien) et laisse de nombreux et parfois longs "pots-au-noir", et l'autre "conventionnel" est largement "carboné" (charbon, lignite, gaz) même s'il reste encore un peu de nucléaire et sert de secours permanent au premier, "secours" qui fournit néanmoins l'essentiel des besoins (près de 70%).

Hartmut Lauer, Ingénieur diplômé et Docteur - Ingénieur (Université technique de Hanovre). A travaillé plus de 35 ans dans le secteur de l´électricité en France et en Allemagne. Ancien Directeur du site nucléaire de Biblis et ancien vice-président de RWE, il a également été membre des comités consultatifs et techniques dans plusieurs entreprises spécialisées dans le domaine du nucléaire. A la demande de l´université technique de Darmstadt il a enseigné "Énergie nucléaire" comme professeur détaché. Il appartient de longue date activement à la KTG (Société d´énergie nucléaire allemande) et à la SFEN et est l’auteur de nombreuses publications sur le nucléaire et la transition énergétique en Allemagne.

Les transparents qui ont servi de support à la présentation sont accessibles ici.

Le 7 juin 2017

Les stratégies mondiales pour la production d'électricité

par Lionel Taccoen  (Fondateur de la Lettre "Géopolitique de l'Electricité")

 

Lionel Tacen, a été représentant d'EDF auprès des Institutions Européennes de 1987 à 2000, Pdt des Groupes de Travail d'Eurelectric (Association des compagnies d'électricité européennes) de 1989 à 2000, Pdt du Comité consultatif de l'énergie auprès de la Commission européenne (1998-2001).

Il a plus particulièrement analysé et présenté les tendances lourdes, effectivement mises en oeuvre dans différentes parties du monde, et qui sont largement focalisées sur les ENR (Energies Nouvelles Renouvelables, ce qui n'inclue pas la grande hydraulique !).

Ces stratégies représentent des investissements colossaux, qui se chiffrent en centaines de milliards d'euros, et qui conduisent à des parcs de production d'électricité dans lesquels la part des ENR intermittents avoisine les 50%. Il a aussi constaté et montré comment et pourquoi ces stratégies ne produisaient pas toujours les effets escomptés, et que les difficultés rencontrées conduisent à prendre des dispositions pour pallier les effets indésirables qui in fine vont parfois à l'encontre des objectifs initiaux.

 Les transparents qui ont servi de support à la présentation sont accessibles ici.

Le 23 février 2017

EPR, une histoire qui continue

par Gabriel Oblin (Directeur du Projet EPR-NM)

 

L'EPR est reconnu par les acteurs de l'électronucléaire comme un produit performant dont le niveau de sûreté élevé est une caractéristique essentielle. Malgré un certain nombre de difficultés rencontrées, il faut rappeler que 4 EPR sont en cours de construction, et plus précisément en phase d’essais et que l’un d’eux devrait vraisemblablement démarrer d’ici la fin de cette année.

Néanmoins il faut tirer les leçons des difficultés rencontrées pour améliorer l'offre, avant le renouvellement du parc nucléaire français à l'horizon 2030 et pour le rendre plus compétitif à l'international. l'EPR doit donc faire l'objet d'une optimisation pour réduire coûts et durées de réalisation. L'objectif du projet EPR-NM, auquel contribue une équipe intégrée Edf-Areva, est d'arriver à ce résultat.

Le retour d'expérience d'Edf et d'Areva sur les quatre EPR actuellement en chantier:  OL 3 - Flamanville 3  - Taishan 1 et 2 et notamment sur les fabrications des composants et la réalisation/montage sur  site, a permis d'identifier des secteurs d'activité qui doivent impérativement faire l'objet d'une réflexion pour réduire le coût d'investissement et le délai de réalisation de l'EPR.

Trois leviers majeurs ont ainsi été identifiés et sont mis en œuvre pour  choisir et cadrer les études d'amélioration à mener, ce sont:

  • une prise en compte, beaucoup plus précoce, des aspects industriels, pour améliorer et sécuriser la constructibilité ;
  • une démarche de transformation des méthodes et outils  pour renforcer l’efficacité des équipes d’ingénierie et améliorer la maîtrise globale du développement de ce réacteur. Le fonctionnement en projet intégré EDF-AREVA contribue également à ce renforcement.
  • des simplifications et des optimisations du design de l’EPR.

C’est sans doute le volet industrialisation qui est le plus porteur de gains en termes de durée de construction et donc de couts (car la durée génère une grande partie des surcouts). Il s’agit de faciliter les fabrications et surtout la réalisation sur site en prenant en compte ces aspects pratiques dans l’optimisation dès les phases amont au même titre que les exigences de sûreté ou fonctionnelles. Rien ne sert d’optimiser les volumes de béton si c’est au prix d’une complexité de réalisation.

Ainsi pour ce qui concerne les spécifications d'approvisionnement, l'objectif est de mettre en pratique une démarche "design to cost" qui permette d'aboutir au "strict requis", en évitant les exigences surabondantes qui résultent de la prise en compte de nouvelles règles de fabrication et/ou de contrôle, sans remettre en cause certaines pratiques antérieures. Un autre axe de réflexion a pour objet d'arriver à une meilleure prise en compte des pratiques et du savoir-faire des industriels fondés sur leur propre expérience, afin d'éviter les modifications en cours de réalisation et les surcoûts et les retards qu'elles induisent.

Le dernier sujet  important de la réflexion en cours concerne l'industrialisation des composants, mais aussi du génie civil. Cette démarche a deux objectifs principaux:
Rechercher la standardisation y compris sous son aspect « marché », en évitant les optimisations excessives qui aboutissent à la fabrication d'objets "quasi uniques" souvent éloignés du standard des industries qui dominent le marché. Cette démarche s'applique notamment aux tuyauteries dont le marché est dominé par les industries du pétrole et du gaz qui en fixent le standard.

Réduire les délais de montage sur le site par la "modularisation". La préfabrication de modules en usine est une solution, dont l’intérêt dépend de nombreux paramètres,  et qui a déjà été mise en œuvre à des degrés divers dans le monde. Westinghouse a poussé cette démarche très systématiquement sur l'AP 1000 . Cette solution imposera des modifications  de l’installation et du génie civil (accès et circulations), pour la mise en place des modules mécaniques et/ou électriques, mais peut et doit aussi être en partie appliquée au génie civil lui-même en standardisant et modularisant le génie civil et notamment les coffrages.

Concernant le domaine de l'ingénierie, la mise en œuvre de nouveaux outils numériques en cours de développement  permettra la création et l’utilisation d'un référentiel de projet unique, dont les mises à jour seront connues en temps réel par tous, jusqu'à la fin de la réalisation.  Le regroupement des acteurs du projet dans une équipe intégrée permettra la réduction des interfaces et réduira les délais d'étude.  L'ingénierie doit aussi veiller à une optimisation du design des locaux en prenant en compte le coût du génie civil, d'une part, et la réduction des difficultés de montage sur site dues à l'exigüité des locaux, d'autre part. L'ingénierie devra aussi optimiser le design des systèmes pour éviter la trop grande diversité des matériels en s’inscrivant, chaque fois que cela sera possible,  non seulement dans une standardisation classique inter systèmes de la centrale, mais aussi en par référence aux standards industriels du marché international.

Enfin, troisième levier, un certain nombre ‘évolutions du design doivent être étudiées et intégrées, à la fois au titre de la mise en œuvre des 2 premiers leviers, mais aussi pour simplifier les systèmes  tout en intégrant de nouvelles exigences.

Plusieurs exemples ont été évoqués, concernant l’installation générale, le génie civil proprement dit,  la conception d’ouvrages spécifiques comme les bâtiments diesels de secours ou encore la conception et la classification réglementaire des systèmes mécaniques.

Autre exemple on vise à simplifier le contrôle commande et les câblages associés en limitant au strict nécessaire les informations remontées en salle de conduite. La tentation est en effet grande, puisqu’on sait le faire avec les outils numériques modernes, de remonter une multitude d’informations qui peuvent  éventuellement être utiles, mais qui in fine induisent une grande complexité pas seulement en contrôle-commande.

Il est également prévu une "veille technologie" pour identifier, très en amont, les matériels et les pratiques qu'une évolution probable de la réglementation pourrait rendre incontournables dans les prochaines décennies. La cyber-sécurité figure parmi les sujets déjà identifiés.

De nombreuses questions ont suivi la présentation, dénotant l’implication et la connaissance historique de nombre des participants.

Le 12 octobre 2016

La transition énergétique au niveau mondial, européen et français est elle possible ?

par Jean-Guy Devezeaux de Lavergne

 

La nécessité de transformer nos systèmes énergétiques apparait aujourd’hui reconnue par un très grand nombre de citoyens, de décideurs, d’acteurs et de parties prenantes. Même si le contenu de cette transition est encore très largement en discussion, et même si parfois les acteurs peuvent avoir des buts différents,  des convergences d’objectifs se retrouvent néanmoins aux différentes échelles géographiques et temporelles, s'agissant de viser la décarbonation des vecteurs énergétiques, l’augmentation des énergies nouvelles et renouvelables et l’efficacité (et souvent sobriété).

Les solutions techniques existent en partie. A court terme, l’enjeu principal est la capacité que nous avons, dans un monde en évolution, à mobiliser les potentiels existants. A moyen et long terme, des progrès techniques importants restent nécessaires dans les grandes filières de l’offre (solaire, éolien, nucléaire, bioénergies, énergies marines…) et de la demande et des systèmes énergétiques (transports, résidentiel et tertiaire, réseaux, technologies d’efficacité). Ils se déploieront dans des sociétés en mutations, avec des modes de vies et des niveaux de richesse individuelle appelés à changer fortement.

L’exposé articulé selon une démarche prospective, a proposé des éclairages aux plans mondiaux, européens et français, de façon à illustrer les potentiels des technologies et les moyens à mobiliser, sans omettre les implications notamment financières, pour tenter  d’atteindre des trajectoires à faibles émissions,  compatibles avec les engagements de la COP21.

Jean-Guy Devezeaux de Lavergne, Ingénieur de l'École Supérieure d'Électricité (Sup'Elec) et Docteur d'État en Sciences Économiques, il est expert en économie de l’énergie et tout particulièrement des études du long terme. Directeur de l’I-tésé (Institut de technico-économie des systèmes énergétiques) au sein du CEA, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Il co-anime le groupe de travail « scénarios » de l’ANCRE (Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Énergie). Il est aussi Vice-Président du Comité du Développement Nucléaire de l’Agence de l’Énergie Nucléaire de l’OCDE.

 Les visuels sur lesquels JG Devezeaux s'est appuyé pour sa conférence sont accessibles ici

Le 1er juin 2016

Fukushima, le tsunami et le Japon 5 ans après

par Jean-Pierre Pervès (ancien directeur du CEA-Saclay)

 

Après avoir rappelé le scénario de l'accident qui a affecté 4 tranches de la centrale de Fukushima et évoqué le désastre causé par le tsunami, J.P. Pervès a détaillé le programme de travaux en cours sur le site, tant pour déplacer et sécuriser les assemblages combustibles stockés dans les piscines que pour limiter les rejets d'eau radioactive dans l'environnement. Le chantier, dans ses divers axes de travaux est titanesque et demande des innovations technologiques de haut niveau. Si des parties significatives du site sont désormais accessibles sans précautions particulières, un nivau élevé de radioactivité élevé contiue d'exister à l'intérieur des bâtiments accidentés et certaines parties n'ont pas encore pu être explorées, notamment pour accéder sous la cuve et examiner l'état du corium.

Dans un deuxième temps, JP Pervès à exposé les conséquences sanitaires et environnementales de l'accident. Les données collectées 5 ans après l'accident montrent que la gestion de la crise (évacuation des populations, prise d'iode, ...) a limité l'impact sanitaire. Dans cette analyse chiffrée, la comparaison avec les conséquences directes du tsunami (personnes déplacées, etc.) est instructive.

Jean-Pierre Pervès, ancien directeur du CEA-Saclay, président du groupe de réflexion sur l'énergie de la SFEN (GR21) et de la SFEN / Essonne

La présentation de JP Pervès est téléchargeable ICI

Le 4 février 2016

Pour l"énergie et le climat, l'année 2015 a-t-elle été à la hauteur des enjeux ?

par Jean Marc Jancovici (consultant en énergie et climat, co fondateur de Carbone 4, pdt fondateur du think tank The Shift project, enseignant à Mines ParisTech)

 

C'est devant une salle comble qu'il a proposé sa lecture des conclusions de deux évènements majeurs de l'année écoulée : la Loi pour la Transition Energétique et la Croissance Verte et la COP21. 

La tonalité du titre retenu pour sa conférence : "Décarboner l'économie après la COP21, c'est du tout cuit?" montre d'entrée de jeu son scepticisme à l'égard des conclusions retenues. Une argumentation forte et enlevée, accomodée d'une pointe d'humour, montre que la réponse à la question posée est négative.

Certes la COP21 a été un succès diplomatique et a permis de sensibiliser les citoyens aux risques liés au changement climatique. Malheureusement, certains objectifs paraissent utopiques et les moyens à mettre en oeuvre pour tendre vers ces objectifs ne sont pas définis, ce qui conduit à craindre que les conclusions tirées ne restent que des voeux pieux. Il a également souligné les incohérences de la LTECV en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La conférence de J.M. Jancovici est téléchargeable ICI.

La note ci-jointe donne un rapide compte-rendu de cette soirée.

Le 7 Octobre 2015 

Changement climatique annoncé : Causes, conséquences et adaptation

par  François-Marie Bréon (directeur adjt au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, membre du collège d'experts rédacteurs du dernier rapport du GIEC)

 

Dans la perspective de la COP-21 qui se tiendra à Paris fin 2015,il a détaillé ce qui est établi de façon sûre et ce qui reste incertain dans le domaine du climat. Conservant une approche purement scientifique, il a souligné l'absolue nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et l'importance des enjeux liés à la COP21 au vu des multiples alertes lancées par le GIEC. Il a expliqué le fonctionnement du GIEC et comment la connaissance des climats du passé et les modèles de climat nous informent sur le futur.

En conclusion, il a terminé la conférence en observant que le risque climatique est le plus important pour la planète, et qu'il convient de mobiliser tous les moyens permettant de réduire les émissions de CO2 et aux GES. Dès lors, le simple bon sens exige d'exploiter au mieux les avantages de l'énergie nucléaire et de ne pas l'exclure cette énergie pour de simples considérations idéologiques.

François-Marie Bréon est chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, un des laboratoires de l’IPSL, dont il est le directeur adjoint. Sa spécialité initiale est l’utilisation des satellites pour observer et comprendre le climat de la Terre. Il a ensuite abordé d’autres thématiques, en particulier le bilan d’énergie du climat et le cycle du carbone. Il a contribué à l’écriture chapitre « Forçages radiatifs naturels et d’origine anthropique » du 5e rapport du GIEC et de son “Résumé pour les décideurs”.

Les transparents commentés par F.M. Bréon sont consultables ICI.

Le 4 février 2015

Une analyse économique des politiques énergie-climat

par Patrick Criqui (Directeur de recherches au CNRS et responsable de l'Equipe "Economie du Développement Durable au laboratoire PACTE de Grenoble)

 

La présentation a permis de décliner aux divers échelons (planétaire, européen, national et local) la politique énergie-climat.

Si la théorie économique apporte des solutions générales au problème de la gestion des externalités environnementales et des biens publics globaux, ce sont les instruments économiques pour l’environnement, taxes environnementales ou marchés de quotas, qui seront a priori, plus que les « politiques et mesures (normes) », efficaces en termes de coûts. La conclusion de P. Criqui souligne que la prise en compte des contraintes des économies réelles doit à chaque niveau conduire à une application prudente et différenciée des principes théoriques.
 
 La conférence de Patrick Criqui est téléchargeable ICI
 

Le 19 novembre 2014

Etat actuel du démantèlement des réacteurs

par Philippe Bernet (directeur adjoint du Centre d’ingénierie de déconstruction et environnement (CIDEN) d’EDF)

 

 

Devant une assistance nombreuse, le nombre important de questions  qui a suivi la conférence témoigne de l'intérêt porté à ce sujet qui a fait le point de la situation.  

La présentation est disponible en cliquant ICI

 

 

Le 14 mai 2014

Système électrique européen et productions renouvelables intermittentes

par M. Marc Ringeisen (chef du département OSIRIS à EDF)

 

L'objectif était de faire le point sur l'ensemble du réseau interconnecté européen des capacités de production pilotables (qui produisent à la demande quand la consommation le justifie) et des capacités intermittentes (qui produisent en fonction des conditions météo et non de la demande).

En arrière plan se pose la question du risque de black-out européen, et la gestion des perturbations apportées à l'ensemble du réseau européen par les variations très importantes de production avec obligation d'achat des parcs éolien et photovoltaïques du nord de l'Europe.

 La présentation est consultable ICI

Le 12 février 2014

Le Japon, 3 ans après...

par Eric Preud'homme (Responsable du Domaine Production à la Direction Stratégie-Prospective d'EDF)

 

3 ans après le tsunami qui a ravagé 300 km de côte et fait 22000 morts ou disparus, 3ans après l'accident de la centrale de Fukushima, M. Preu'dhomme a fait un point précis et complet de la situation réelle sur le site, et au delà, des conséquences économiques, sanitaires et environnementales pour le Japon.

Revenant d'un voyage au Japon, il a pu confirmer que si le refroidissement des réacteurs est dorénavant sécurisé, les enjeux sur le site restent considérables : gestion et traitement de l'eau contaminée, préparation du démantèlement avec des efforts à poursuivre sur plusieurs décennies, mais aussi organisation et communication. La remédiation des zones contaminées et la préparation du retour de la population sont par ailleurs des chantiers complexes nécessitant la confiance des populations.

Il a également exposé les conséquences importantes auxquelles le Japon doit faire face suite à l'arrêt de son parc nucléaire, en terme de balance commerciale et de performance économique. Le redémarrage progressif envisagé prendra appui sur des évolutions institutionnelles (autorité de sûreté, ...) associées à la mise en oeuvre des meilleurs pratiques internationales en terme de culture sûreté". 

 Les transparents utilisés pour illustrer cette conférence sont téléchargeables ICI.

Le 16 Octobre 2013

Quelles perspectives pour l'électronucléaire ?

par Jacques Percebois (Directeur du CREDEN, professeur à l'Université Montpellier1, Président de la Commission Energies 2050),

 

Sa présentation, téléchargeable ICI, a mis en lumière les effets d'une stagnation de la demande dans les pays industrialisés et de la croissance dans les pays émergents, les conséquences économiques du développement de l'exploitation des gaz de roche-mère aux USA, la perturbation apportée par les énergies intermittentes sur le marché spot de l'électricité. Ce dossier complexe a suscité de nombreuses questions, qui ont alimenté un débat riche à l'issue de la conférence.

De nombreux élèves ingénieurs assistaient à cette soirée qui leur a permis de mesurer l'importance majeure de l'énergie dans l'économie de marché et conforté leur conviction que l'électronucléaire continuera a jouer un rôle important dans la production d'électricité. 

Le Mercredi 5 juin

Etat des recherches, des expérimentations et des démonstrations en cours en matière de captage et de stockage du CO2

par Ludovic Raynal (Chef de Projet à l'IFP Energies nouvelles en charge du développement de nouveaux procédés de captage du CO2)

 

La technique de captage de CO2 est envisageable sur les installations de production d'énergie ou certaines installations industrielles grosses émettrices de CO2.

Ludovic Raynal a ainsi fait le point sur les divers procédés envisageables pour le captage du CO2, les techniques de stockage envisageées, les aspects économiques et les possibilités de valorisation du CO2. 

Pour en savoir plus, on lira avec intérêt la note de la DGEC accessible ICI.

 

Le Mercredi 10 avril

La gestion des déchets radioactifs

par Jean-Louis Tison (Directeur du Développement International de l'ANDRA)

 

Son exposé très complet et didactique a permis de rappeler le rôle de l'ANDRA, de préciser le classement des divers type de déchets et les dispositions prises pour assurer leur stockage dans des conditions appropriées.

Un développement particulier a été fait sur le projet Cigéo, destiné au stockage des Déchets HAVL en couche géologique, projet qui sera proposé au Débat Public dans les prochaines semaines.

Les transparents sont disponibles en téléchargement.

Le 6 Février 2013

Le tournant énergétique allemand

par Hartmut Lauer (ancien directeur de la centrale de Biblis et ancien vice président de RWE)

 

Il a exposé l'historique des décisions qui ont défini la politique énergétique allemande actuelle, préciser le contenu de cette politique et fait le point sur les résultats obtenus 18 mois après la décision de sortie accélérée du nucléaire. Les premiers indicateurs sont plutôt positifs, mais de nombreuses difficultés restent à résoudre (réseaux, gestion de l'intermittence, maîtrise du prix de l'électricité.

Hartmut Lauer, Ingénieur diplômé et Docteur - Ingénieur (Université technique de Hanovre). A travaillé plus de 35 ans dans le secteur de l´électricité en France et en Allemagne. Ancien Directeur du site nucléaire de Biblis et ancien vice-président de RWE, il a également été membre des comités consultatifs et techniques dans plusieurs entreprises spécialisées dans le domaine du nucléaire. A la demande de l´université technique de Darmstadt il a enseigné "Énergie nucléaire" comme professeur détaché. Il appartient de longue date activement à la KTG (Société d´énergie nucléaire allemande) et à la SFEN et est l’auteur de nombreuses publications sur le nucléaire et la transition énergétique en Allemagne.

 Les transparents présentés sont disponibles ICI. Pour faciliter l'exploitation de ces transparents, M. Lauer a aimablement transcrit le texte de son intervention ICI .

Le10 Octobre 2012

L’indispensable transition énergétique : le scénario Négatep : sortir du fossile

par Pierre Bacher (ex CEA, ex Directecur délégué Direction de l'Equipement d'EDF, co-auteur du scénario Négatep)

 

Pierre Bacher a présenté le résultat des études conduites pour estimer l'évolution des besoins en énergie dans les prochaines décennies, basée sur l'estimation des économies d'énergie raisonnablement accessibles et socialement supportables, l'évolution de la démographie  et des modes de vie.

A partir de  cette évaluation, M. Bacher a présenté les outils de production à mettre en oeuvre pour répondre à ces besoins, en tendant à minimiser les émissions de CO2.

Cette étude constitue le Scénario NEGATEP et établit de façon rationnelle la nécessité de mettre en oeuvre des programmes volontaristes d'économies d'énergie et de développer l'énergie nucléaire et les énergies renouvelables pour préserver le climat et l'environnement.

La pésentation de Pierre Bacher est disponible  ICI .

Le 13 juin 2012

L'Aval du Cycle du Combustible

par Bertrand Barré (Professeur émérite à l'INSTN , Conseiller scientifique d'AREVA, Ex-président de la SFEN et de l'ENS)

 

L'aval du cycle du combustible, c'est l’ensemble des étapes industrielles qui ont pour objet de gérer le combustible usé à la sortie du réacteur. Diverses options sont possibles : On peut, soit considérer le combustible usé comme un déchet final et le conditionner pour un stockage direct, soit le traiter pour récupérer les matières recyclables : l'uranium et le plutonium, et conditionner le reste comme déchet ultime, soit enfin l’entreposer en attendant de choisir l’une des deux premières options.

Ce choix en matière d'aval du cycle est un sujet sensible, souvent traité de façon polémique, et pourtant essentiel en termes de protection de la ressource et de gestion des déchets.

B. Barré a présenté les avantages et inconvénients des diverses options et répondu à toutes les questions sur ce sujet lors du débat ouvert à l'issue de la conférence.

Le diaporama présenté par B.Barré est téléchargeable  ICI 

Le 4 avril 2012

Les Energies renouvelables et leur place dans la production d'électricité

par Jean-Pierre Pervès (Président du Groupe de Réflexion sur les énergies du XXIème siècle)

 

Les données factuelles présentées ont illustré de façon précise les difficultés liées à l'intermittence de l'éolien et du solaire.

Les éléments chiffrés -dont la pertinence ne peut être contestée- permettent aussi d'éavluer les conséquences sur l'économie et l'emploi d'un développement hatif et excessif de ces énergies.

 La présentation de M. Pervès est une mine d'information disponible ICI

Le 8 février 2012

Conséquences de l'accident de Fukushima sur le parc nucléaire français

par Grégoire Deyirmendjian (chef de la division ASN-Lyon et membre du Comité directeur de lAutorité de sureté nucléaire)

 

 Il a rappelé l'organisation et les missions de l'ASN, la méthode suivie pour tirer le retour d'expérience de cet accident, et les conclusions du rapport remis le 3 janvier au 1er ministre.

Le rapport de l'ASN est consultable à l'adresse : http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Rapport-de-l-ASN-sur-les-evaluations-complementaires-de-surete-ECS

 

Deux points essentiels sont à retenir :

  • Les installations examinées présentent un niveau de sureté suffisant et l'ASN ne demande l'arrêt d'aucune d'entre elles.

  • L'ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d'augmenter -au delà des marges dont elles disposent déjà - leur robustesse face aux situations extrêmes. 

   Téléchargez la présentation 

Le 19 Octobre 2011

Le projet ASTRID : vers la génération IV

par Claude Acket (ex AREVA, membre de l’association Sauvons le climat) et Jean-Pol Serpantié (Directeur R&D chez AREVA)

 

Ces deux experts éminents des réacteurs à neutrons rapides, ont présenté les raisons qui ont conduit la communauté internationale a engager un programme de recherche majeur, destiné à affiner la conception de réacteurs de 4ème génération, capables de brûler l'uranium 238, de réduire le volume de déchets et d'améliorer le rendement thermique des unités de production.

La France propose un réacteur de type RNR, dont la construction d'un prototype pourrait être décidée fin 2012.

Ingénieur aujourd’hui retraité d’Areva, Claude Acket est membre du conseil scientifique de l’association Sauvons le climat et a publié en 2011 un livre intitulé Les énergies renouvelables, états des lieux et perspectives.

Jean-Pol Serpantié , ingénieur de l'Ecole Centrale Paris, est Directeur R&D chez AREVA

 Téléchargez le diaporama de leur présentation.

Le 11 mai 2011

La prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires

par Alain Kéramsi (Directeur du programme " Durée de fonctionnement" à EDF)

 

Ce sujet, traité dans le contexte post-Fukushima, a pris un relief tout particulier et attiré une très nombreuse assistance (~250 personnes) et soulevé de très nombreuses questions.

Vous pouvez télécharger la conférence.

Pour une présentation succincte du programme "Prolongation de la durée de vie des centrales" , consultez la plaquette diffusée par EDF.

 

 Le 2 février 2011,

La problématique énergétique mondiale

par Hervé Nifenecker (Président d'honneur de Sauvons le Climat)

 

Via cette analyse de la problématique énergétique mondiale, il a mis en avant la place incontournable à accorder au nucléaire dans le bouquet énergétique, si l'on veut limiter les émissions de CO2.

Ancien élève de l'X, Docteur ès Sciences, Lauréat de l'Académie des Sciences. Responsable de groupe de recherches au CEA Saclay, chef de Laboratoire au CEA Grenoble, Conseiller scientifique à l'IN2P3 (CNRS), Conseiller Scientifique au CEA Cadarache, Hervé Nifenecker a été le Fondateur de Sauvons Le Climat.

 

Téléchargez cette présentation.

Le 27 avril 2010

La nouvelle donne énergétique après Copenhague : La place des renouvelables

par Christian Brodhag (ex-Délégué interministériel au Développement durable)

 

Téléchargez la présentation

Le 18 novembre 2010

Les nouveaux marchés nucléaires : quelles opportunités pour la France ?

par Paul Felten (consultant, ancien directeur "Chine " à AREVA)

 

Cette conférence et le débat qui a suivi ont permis de cerner l'importance des marchés émergents, et des produits que la France et les autres fournisseurs peuvent proposer pour répondre à l'attente des pays acheteurs.

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Le 2 février 2010

Nucléaire : va-t-on manquer de combustible ?

par Jean-Guy Devezeaux de Lavergne (CEA)

 

La conclusion peut se résumer à "Non, mais il faut se retrousser les manches !"

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Le 18 novembre 2009

La gestion de l'équilibre Offre-Demande de l'électricité en France

par Marc Ribière (EDF)

 

  Un point complet et précis sur les contraintes de la gestion des réseaux et des outils de production.

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Le 3 juin 2009

Le charbon, énergie du 21ème siècle ?

par Gustaaf Boon (GDF-Suez) 

 

Le charbon gardera une place très importante pour longtemps dans la production de chaleur et d'électricité. Les perspectives ouvertes par la séquestration du carbone devraient en limiter l'impact environnemental.

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Le 21 janvier 2009

La météo est-elle devenue folle ?

par Jean Poitou

 

En abordant la question du dérèglement climatique sur le mode humoristique, la conférence de Jean Poitou a permis de comprendre les mécanismes de la climatologie et de faire le point sur les travaux du GIEC.

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Le 15 octobre 2008

La difficulté de la communication

par le Professeur J-C Artus

 

Il nous a fait partager ses réflexions la communication, un art particulièrement difficile dans le domaine scientifique.

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