
Esprit de Femmes : des portraits de salariées inspirantes
À l’occasion du 8 mars, le groupe EDF met en lumière les parcours de trois salariées qui se distinguent par leur sensibilité et leur détermination. Chacune à leur manière, elles démontrent que les métiers techniques ne connaissent pas de genre. Leurs témoignages sont un véritable appel à l'action pour une plus grande représentativité des femmes dans ces domaines.
Esprits De Femmes est une série de portraits de salariées aux parcours différents mais avec un mot d'ordre commun : "Oser".
Découvrez le témoignage inspirant d’Elvire Charre, directrice du CNPE du Bugey, qui conseille aux femmes de se faire confiance et de saisir les opportunités d'évolution quand elles se présentent.

Biogaz : il coûterait des milliards en aides publiques pour une efficacité mitigée sur la transition énergétique
Dans un rapport publié en mars 2025, la Cour des comptes dresse un bilan contrasté du développement du biogaz en France. Si elle en reconnaît les atouts environnementaux et agricoles, les sages s’interrogent sur la cohérence des objectifs fixés par l’État et sur le poids croissant du soutien public.
Le rapport souligne que dès 2030, 15 TWh de biogaz pourraient manquer, faute de matières premières suffisantes. La concurrence entre usages alimentaires et énergétiques de la biomasse pourrait poser problème. La Cour met également en garde sur le cout du soutien public : d’ici 2037, les engagements déjà pris représenteraient entre 22 et 27 milliards d’euros.

Newcleo et Danieli signent un partenariat nucléaire pour décarboner la sidérurgie européenne
Un développeur de réacteur nucléaire et un sidérurgiste s'allient pour développer une technologie produisant de l’acier sans utiliser de combustibles fossiles, dans un contexte européen marqué par la hausse des coûts énergétiques. L’accord prévoit d’exploiter des réacteurs rapides refroidis au plomb pour fournir simultanément de l’électricité et de la chaleur haute température aux procédés industriels de fabrication d’acier.
L’intégration de SMR fonctionnant à haute température dans les procédés industriels représente une alternative technologique au gaz naturel et au charbon traditionnellement employés dans les processus métallurgiques.

Le nucléaire s’invite dans les élections australiennes face à la dépendance gazière accrue
Le nucléaire enjeu électoral majeur en Australie, alors que l’accélération de la fermeture des centrales au charbon menace la stabilité énergétique nationale, renforçant la dépendance du pays aux approvisionnements extérieurs en gaz. Dans ce contexte, les prochaines élections fédérales prévues en mai 2025 placeront les électeurs face à 2 modèles énergétiques opposés : d’un côté, une stratégie focalisée sur le développement du nucléaire (énergie bas carbone et pilotable) d’ici 2051, proposée par le Parti libéral-national (Liberal National Party, LNP), et de l’autre, une politique privilégiant les énergies renouvelables appuyées par des centrales à gaz (énergie fossile et fortement émettrice de CO2), sous le gouvernement travailliste actuel.

Orano obtient un prêt de 400 M€ de la BEI pour l’extension de son usine d’enrichissement d’uranium
Orano, a obtenu un prêt de 400 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer l'extension de son usine d'enrichissement d'uranium Georges Besse II au Tricastin, visant à accroître sa capacité de 30 % d'ici 2028. Cette expansion vise à répondre à la demande croissante en uranium enrichi, notamment de la part de pays cherchant à diversifier leurs sources d’approvisionnement en raison des tensions géopolitiques actuelles.
Enfin, la Commission Européenne se donne les moyens d’augmenter l’indépendance énergétique de l’UE, en accordant aux projets nucléaires le même accès aux financements européens que pour les autres énergies bas carbone.

EDF lance des enchères pour des contrats d’électricité nucléaire à long terme
A partir du 1er semestre 2025, EDF proposera des contrats d’allocation de production nucléaire (CAPN) via un mécanisme d’enchères à l’échelle européenne. Ces contrats sont destinés aux entreprises ayant des besoins énergétiques supérieurs à 7 GWh par an, ainsi qu’aux fournisseurs d’électricité opérant en France, même si la production pourra être revendue à l’international.
Le lancement de ces enchères intervient dans un contexte de fin programmée du mécanisme ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) en décembre 2025. Ces CAPN offrent aux entreprises un tarif préférentiel pour l’électricité produite par le parc nucléaire historique français, en échange d’un partage des coûts et des risques liés à la production.

L'extension des réseaux électriques freinée par les hausses de coûts, selon l’AIE
L’expansion mondiale des réseaux électriques peine à suivre la demande croissante d’électricité, exacerbée par des délais de livraison prolongés et une flambée des coûts des composants essentiels, selon un rapport récent de l’AIE. Depuis 2021, les délais de commande et les coûts pour des éléments tels que les transformateurs et les câbles ont pratiquement doublé, créant des obstacles considérables pour les développeurs de réseaux.
L’AIE note que l’augmentation de la consommation énergétique mondiale, est alimentée par l’électrification des usages nécessaire à la décarbonation (électrification des secteurs industriels, usage croissant des véhicules électriques, ...) et par des nouveaux besoins (data center, AI, ...), et que cela accentue la pression sur les infrastructures existantes.

Le gaz naturel : un pilier de la transition énergétique malgré les défis
Le gaz, bien qu’énergie fossile et fortement émettrice de CO2, continue de jouer un rôle stratégique dans la transition énergétique mondiale, selon le dernier rapport de Wood Mackenzie intitulé « The Bridge: Natural Gas’s Crucial Role as a Transitional Energy Source ».
Massimo Di Odoardo, vice-président de la recherche sur le gaz et le GNL chez Wood Mackenzie, indique que « la demande mondiale de gaz a augmenté de 80 % au cours des 25 dernières années, atteignant près d’un quart des besoins énergétiques mondiaux. »
« Les centrales à gaz jouent également un rôle crucial en garantissant une alimentation fiable et flexible, soutenant ainsi l’intégration des énergies renouvelables intermittentes dans les réseaux électriques. »

Première historique en France : EDF extrait la cuve du réacteur REP de Chooz A
La cuve, haute de 9,5 mètres, large de 5 mètres et lourde de 190 tonnes, contenait le combustible nucléaire pendant l’exploitation du réacteur. Elle était installée dans un puits de béton et était reliée au circuit primaire du réacteur via 8 tuyauteries positionnées en partie haute. Après sa désolidarisation du circuit primaire, qui a nécessité la découpe des épaisses tuyauteries dans un espace très réduit, son extraction du puits de cuve, avec seulement quelques centimètres de marge, constituait un défi technique majeur.
Cette opération inédite marque, après le démantèlement des autres composants du circuit primaire et celui des structures internes à la cuve, une nouvelle avancée décisive dans le démantèlement de la centrale nucléaire de Chooz A.

La Roumanie investit dans l’expansion nucléaire avec deux nouveaux réacteurs à Cernavodă
La Roumanie poursuit une expansion significative de sa capacité nucléaire en projetant la construction de deux nouveaux réacteurs de type CANDU à sa centrale de Cernavodă. Ces réacteurs, n° 3 et 4) devraient être opérationnels respectivement en 2030 et 2031, chaque unité ayant une capacité de 675 MWe. Si le projet se concrétise comme prévu, l’énergie nucléaire représentera 30 % de la production totale d’électricité du pays, contre environ 20 % actuellement. La Roumanie poursuit également des projets de développement de petits réacteurs modulaires (SMR), en collaboration avec la société américaine NuScale
Ce qui est navrant, c’est que les partenariats conclus par la Roumanie sont majoritairement avec des pays hors UE : USA, Canada, ....

A Bruxelles, le nucléaire se fait une place dans le pacte pour une industrie propre
La France et ses alliés en avaient fait un enjeu fort du début de mandat : c’est à l’aune de cette grande stratégie industrielle qu’ils mesureraient la bienveillance de la Commission vis-à-vis du nucléaire. Le pacte pour une industrie propre, dévoilé le 26 février, leur donne quelques gages : il mentionne en effet désormais à plusieurs reprises – et dès sa 1ère page – cette « neutralité technologique » si chère aux pronucléaire. Et qu’il s’agira de « respecter et d’appliquer pleinement », écrit la Commission.
Mais le montant relativement faible de l’enveloppe allouée au développement des SMR – 500 millions d’euros – minimise toutefois son intérêt pour l’atome.

Nordic partnership for SEALER SMR deployment
Blykalla, développeur suédois de technologie de petit réacteur modulaire refroidi au plomb, et Norsk Kjernekraft, développeur de projets nucléaires norvégiens, ont signé un protocole d'accord pour collaborer au déploiement du SMR SEALER de Blykalla en Scandinavie.
SEALER-One est le premier réacteur nucléaire et le premier projet commercial de Blykalla.
Il servira de démonstration de sa technologie et sera en même temps utilisé pour alimenter en chaleur et vapeur des clients industriels, en substitution des usages calogènes actuellement assurés par des énergies fossiles (gaz majoritairement).

Hyvia, la coentreprise de Renault dans l’hydrogène, mise en liquidation judiciaire
Hyvia, la coentreprise de Renault dédiée aux utilitaires à hydrogène, a été placée en liquidation judiciaire en raison de la lente adoption du marché et des coûts élevés liés au développement des technologies hydrogène. Et l’on s’étonne qu’avec des couts 2 à 3 fois plus élevés (que l’hydrogène issus des hydrocarbures), le marché ne décolle pas ?
Hyvia était une Joint-venture, détenue à parts égales par Renault et l’américain Plug. Basée en région parisienne, l’entreprise comptait 110 salariés et développait des utilitaires à hydrogène, un segment de marché encore trop limité pour justifier sa viabilité économique.

Partenariats Européens : Hexana, Tractebel, Blykalla et Newcleo accélèrent le développement des réacteurs nucléaires de nouvelle génération
Hexana, start-up essaimée par le CEA, qui développe un réacteur nucléaire avancé, a signé un partenariat stratégique avec l’ingénierie belge Tractebel pour la conception de son réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium.
Parallèlement, Blykalla, spin-off de l’Institut royal de technologie KTH à Stockholm, et Newcleo, une start-up basée à Paris, ont annoncé une collaboration pour le développement de réacteurs à neutrons rapides refroidis au plomb (LFR).

Kärnfull Next obtient les droits fonciers pour son projet de réacteur modulaire en Suède
Kärnfull Next, une société spécialisée dans le développement de SMR, a franchi un jalon important dans son projet suédois. L’entreprise a obtenu les droits fonciers nécessaires pour la construction de SMR dans la municipalité de Valdemarsvik, dans le comté d’Östergötland, au sud-est de la Suède.
La société mène également des études de faisabilité dans plusieurs municipalités suédoises depuis 2022, dans le but de déployer plusieurs parcs SMR. Le choix de plusieurs sites devrait permettre de réaliser des économies d’échelle sur la sélection des technologies, le choix des partenaires de construction, les accords d’achat d’électricité et le financement des projets.

Last Energy entame la procédure de licence pour son projet de micro-réacteur au Pays de Galles
Last Energy, une société spécialisée dans le développement de SMR, a soumis sa demande à l’Office for Nuclear Regulation (ONR) pour installer 4 réacteurs de 20 MWe sur l’ancien site de la centrale au charbon de Llynfi, dans le comté de Bridgend, au sud du Pays de Galles. Contrairement aux déploiements nucléaires précédents, tous situés sur des sites nucléaires existants ou anciens, ce projet marque un tournant pour le pays, du fait qu’il est implanté directement sur le site industriel qu’il alimentera.
La technologie de Last Energy repose sur un réacteur à eau pressurisée de 20 MWe, de type SMR, assemblé en modules dans des usines, puis transporté et monté sur site.