Société Française d’Energie Nucléaire

Groupe Régional Rhône-Ain-Loire

INSIDE : réunion virtuelle dans un réacteur nucléaire

A Marseille, la Division de l’Ingénierie du Parc et De l’Environnement (DIPDE) d'EDF a développé l’innovation INSIDE, qui vient d’être primée « coup de cœur du public » au Challenge du Nucléaire.

Plutôt que de se déplacer d’un site industriel à un autre, cette innovation, unique au monde, est fondée sur la collaboration de plusieurs utilisateurs depuis différents sites, travaillant ensemble dans un jumeau numérique des centrales nucléaires.

INSIDE offre, lorsque cela est possible, une opportunité à l’exploitant et aux équipes de l’ingénierie nucléaire d’être encore plus efficaces, de mettre au point de nouvelles méthodes pour travailler différemment et d’optimiser les futures opérations de maintenance.

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Extraire de l'uranium de l'eau de mer, le pari chinois dans l'énergie nucléaire

La Chine lance un projet pour extraire à grande échelle de l’uranium marin. On peut y voir une rupture technologique, mais cela répond surtout pour la Chine à une volonté d’indépendance industrielle et une vision géostratégique de long terme.

En effet, au rythme actuel de 6-8 nouveaux réacteurs nucléaires par an, la Chine qui dispose de peu de réserves d’uranium dans son sol, devra importer de l’uranium d’ici 5 ans.

Alors que fait la Chine : elle investit dans le développement de réacteurs nucléaires à neutrons rapides (qui consomment 50 à 100 fois moins d’uranium) avec le démarrage en 2023 d’un démonstrateur, et d’autre part elle investit dans la recherche sur l’extraction d’uranium de l’eau de mer.

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Voiture électrique : un problème de batterie ? - ÉNERGIE#18

Une nouvelle vidéo de Rodolphe MEYER (Le Réveilleur) sur la mobilité électrique par batteries. Cette vidéo traite principalement du sujet des matières (besoins, disponibilité géologique, enjeux de criticité, extraction, recyclage, etc.) Le sujet n'est pas simple mais essentiel pour comprendre les enjeux de la mobilité électrique. Je vous recommande donc vivement cette présentation.

Une mention spéciale pour la dernière partie, dans laquelle Rodolphe traite des enjeux et difficultés de l'ouverture de mines en France et en Europe. Un sujet sensible mais particulièrement important, à la fois sur le plan environnemental, social et d'autonomie stratégique européenne.

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Flambée du prix des quotas de CO2 : quelles conséquences ?

Depuis quelques mois, le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen des quotas augmente fortement, entrainant avec lui les prix de gros de l’électricité, y compris en France.

Cette évolution bénéfique pour le climat aura d’autres conséquences, notamment sur la compétitivité de l’industrie européenne. Il convient de les anticiper afin de ne pas risquer de perdre l’adhésion de la population aux politiques de décarbonation.

Dans cet article, Maxence Cordiez nous explique l'origine de cette hausse du cours des quotas d'émission de CO2 et présente quelques conséquences de cette évolution sur la décarbonation, l'industrie et le prix de l'électricité.

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L'éolien est-il indispensable dans la transition énergétique ?

Souvenez-vous, c’était il y a dix ans à peine. Les grand poteaux beiges et gris poussaient un peu partout dans nos régions et beaucoup voyaient dans ces grands mâts l’alliance de la modernité technique et de l’écologie.

Puis, lentement, cet éblouissement s’est dégradé et a laissé place à la contestation. Plus de 9 000 ont déjà été installés mais les projets se multiplient sur terre et sur mer pour doubler cette capacité. Et les conflits de voisinage aussi.

Un débat de France Culture réunissant Michel Gioria (Délégué général de la France énergie éolienne), Jean-Louis Butré (Président de la Fédération environnement durable) et Lucile Schmid (Haut fonctionnaire, cofondatrice de la Fabrique écologique).

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EDF propose au gouvernement la construction de 6 EPR2

L’EPR2 est un réacteur dont la conception offre des caractéristiques exceptionnelles en matière de sûreté et de productivité. Sa conception bénéficie du REX de la construction de 4 EPR et du fonctionnement des 2 unités chinoises. Simplifiée, tout en conservant un niveau de sûreté exceptionnel, elle fait appel à une standardisation et à une préfabrication en usine porteuses de réduction des coûts et des délais de réalisation. Notre pays, qui faisait figure de pays majeur du nucléaire, pourrait retrouver sa place avec l’engagement d’une 1ère série d’EPR2, le grand carénage du parc existant, et les perspectives à l’exportation.

Faut-il attendre le démarrage de l’EPR de Flamanville pour engager la construction en France de l’EPR2 ? Aucun motif objectif ne le justifie, ce doit être une décision industrielle.

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Tesla consomme plus de lithium que Renault, BYD, VW et Audi réunis

LITHIUM : Ce sont 83 500 tonnes d’équivalent carbonate de lithium qui ont été consommées pour fabriquer les batteries des voitures électriques et hybrides rechargeables vendues dans le monde en 2020. Soit une augmentation de 39 % par rapport à 2020.

COBALT : Entre 2019 et 2020, le volume de cobalt utilisé pour la fabrication des voitures électriques et hybrides rechargeables est passé de 14 500 à 18 750 tonnes (soit +29 %).

NICKEL et NEODYME : Les besoins en nickel sont passés en 2020 de 61 100 à 80 700 tonnes (+32 %). Sur la même période, la consommation en néodyme pour les moteurs des véhicules électrifiés a progressé de 35 %. En volumes : 6 600 tonnes en 2020, contre 4 900 tonnes en 2019.

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La Chine signe la fin des HFC, des gaz à effet de serre très puissants

C’est une annonce passée relativement inaperçue mais pourtant cruciale pour le climat. Le 16 avril, la Chine s’est engagée à éliminer les hydrofluorocarbures (HFC), des GES 15 000 fois plus puissant que le CO2. Les HFC, principalement utilisés dans les climatiseurs et les réfrigérateurs ont massivement été utilisés pour se substituer aux chlorofluorocarbures (CFC) et hydrochlorofluorocarbures (HCFC) qui détruisaient la couche d’ozone et à ce titre interdits en 1987. Mais les HFC se sont révélés de redoutables contributeurs au réchauffement climatique…

En octobre 2016, un accord mondial prévoyant une diminution de la production et consommation de HFC de 85 % d’ici à 2047 était ratifié par 119 pays, mais pas encore par la Chine, qui produit 70% des climatiseurs dans le monde et émet la majorité des gaz HFC.

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Réforme d’EDF : la défaite d’Hercule, le projet de scission souhaité par le gouvernement et la direction

Depuis plus de deux ans, les négociations avec Bruxelles se sont enlisées, et les rares échanges avec les syndicats n’ont pas permis d’avancer. Prenant acte de cet échec, Bruno Le Maire vient de décider de mettre fin au plan « Hercule » et plaide désormais pour un « grand EDF », dont l’intégrité serait préservée.

Cela ne dispensera pas l'Etat de régler les questions de fond sur l’avenir du nucléaire, et sur la réforme de l'ARENH. En effet, c’est l’ARENH qui oblige depuis plus de 10 ans EDF à vendre à perte 25% de son électricité nucléaire à ses concurrents, rognant ainsi son bénéfice, ayant ainsi contribué en grande partie à l’accroissement de sa dette.

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Transition énergétique : l’Allemagne s’inquiète (enfin !)

Selon le journal Die Welt, la Cour des comptes fédérale allemande lance un avertissement au gouvernement allemand : sa politique actuelle de transition énergétique (Energiewende) met en danger l’économie de l’Allemagne. Les coûts sont hors de contrôle et la menace d’une pénurie d’électricité plane.

Les questions soulevées sont exactement les mêmes qu’en France : Quelle est la demande future ? Quelle est le besoin de flexibilité pour faire face à l’intermittence des énergies renouvelables intermittentes (EnRI) ? Quelle est l’acceptabilité des prix élevés de l’électricité et des carburants à cause des taxes de plus en plus élevées pour subventionner ces EnRI ?

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L'armateur havrais Sogestran lance une barge hydrogène sur la Seine parisienne

A bord, exit le diesel. Le Zulu 6 embarquera un générateur électrique et une pile à combustible alimentée par de l'H2 « vert » stocké dans un conteneur amovible placé à l'arrière du bateau. Lequel conteneur sera transporté une fois par semaine jusqu'à une station de recharge : un pis aller en l'absence d'infrastructures ad hoc sur les quais de Seine, car les ports ne sont pas encore équipés en station de recharge hydrogène.

Longue de 50 mètres et large de 8 mètres, la barge pourra charger jusqu'à 200 tonnes de marchandises « du colis à la palette ». Dotée d'une autonomie plus réduite que ses jumelles au diesel, elle effectuera quotidiennement une boucle de 50 kilomètres entre les ports de Gennevilliers et de Bonneuil-sur-Marne et le centre de la capitale, à compter de la fin 2021.

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Le Médiateur de l’énergie pointe des litiges encore en hausse en 2020

Le rapport d’activité 2020 du Médiateur de l’énergie, rendu public ce 18 mars 2021, fait état d’une nouvelle hausse de 19% des litiges entre les particuliers et les fournisseurs d’électricité et de gaz.

Le Médiateur pointe notamment le groupe italien ENI, 4ème fournisseur d’énergie de France, qui présente le taux de litige le plus élevé de France, et de loin, en grande partie à cause du démarchage abusif ou agressif, à domicile ou par téléphone, « à l’origine d’abus de toutes sortes », pour le Médiateur.

Un autre mauvais élève a reçu un « carton rouge » de la part de l’autorité : Total-Direct Energie. Le Médiateur pointe notamment la difficulté, pour les clients de l’opérateur, d’obtenir le remboursement d’un trop-perçu ou une résiliation de contrat.

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Sécuriser l’approvisionnement électrique : les enjeux en 2021

Sécuriser l’approvisionnement électrique est un des principaux enjeux énergétiques en 2021. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) l’a mis en évidence dans un de ses derniers rapports, publié ce 18 mai : "net zero en 2050".

D’après elle, la croissance de la consommation électrique mondiale et les objectifs de transition énergétique sont les deux contraintes majeures pour les états.

Pour y répondre, selon elle, les réseaux électriques vont devoir devenir plus flexibles et interconnectés que jamais.

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Rapport "net zero en 2050" de L'Agence Internationale de l'Energie (IEA) publié ce 18 mai

Il acte la nécessité de mettre fin dès maintenant à tout nouvel investissement dans les énergies fossiles ! Toutefois, il y a beaucoup d'incertitudes sur ce scénario "net zero en 2050" :

  • il repose en partie sur des technologies de capture et stockage du CO2 qui ne sont pas au point à l'échelle, tout comme les batteries avancées ou l'hydrogène "vert"
  • comment développer les renouvelables alors que les métaux nécessaires sont sujets à des risque de rupture d'approvisionnement ou de volatilité des prix
  • il table sur une baisse de la demande en énergie de 8%, malgré 2 milliards de terriens en plus

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Le moteur électrique sans aimants, durable et performant, qui pourrait tout changer

La plupart des moteurs électriques utilisent aujourd’hui des aimants et donc des terres rares dont la Chine a un quasi-monopole. Cela pose à la fois un problème de dépendance et de coût. Jusqu’à présent, les alternatives, les moteurs électriques fonctionnant avec des bobines, présentaient des inconvénients en termes de performance et de fiabilité.

L’équipementier automobile allemand Mahle, spécialiste des moteurs, vient peut-être de faire une percée décisive. Il a annoncé avoir développé un nouveau moteur électrique qui utilise des bobines mais qui transfère l’électricité vers ces dernières et le rotor sans contact, par induction. Cela signifie qu’il n’y a pas d’usure de surfaces et que de tels moteurs peuvent être extrêmement durables. L’absence de terres rares et d’aimants devrait par ailleurs rendre ses moteurs bien moins coûteux.

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Mobilités urbaines: la pandémie a définitivement balayé les certitudes

Au début 2020, la question de la mobilité et des transports dans les grandes villes était un des sujets majeurs de la campagne des élections municipales. Le monde semblait alors simple : réduire la place de l’automobile, substituer toujours plus de transports en commun et de vélos voire de trottinettes aux voitures, et passer à l’électrique y compris pour les bus et les utilitaires.

La crise du Covid-19 a tout changé : les transports collectifs n’ont plus la cote, l’attrait des grandes villes a baissé, le télétravail a vu une accélération contrainte qui a levé bon nombre de réticences, les Français ont eu davantage recours à la livraison, substituant leurs déplacements par ceux des véhicules roulant jusqu’à leur porte,…

Les villes doivent revoir leur copie : il faut maintenant à la fois mener la transition et faire revenir les populations en ville.

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La réforme du code minier est une catastrophe pour l’avenir de la géothermie

La loi climat et résilience a pour vocation d’accélérer la transition énergétique et le remplacement des énergies fossiles. Elle inclue également la réforme du code minier afin de faire en sorte que les pollutions du sous-sol ne soient plus de mise aujourd’hui.

Or cette réforme telle qu’elle est présentée, revient à lourdement handicaper la géothermie, énergie renouvelable, propre et non intermittente, et risque paradoxalement d’empêcher de développer la géothermie au niveau demandé par la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Les enjeux climatiques sont importants, car la géothermie ne pèse que 0,3% de la chaleur renouvelable qui elle-même représente 20% de la chaleur produite annuellement en France. On mesure le chemin à parcourir pour que la géothermie apporte sa part à la transition énergétique.

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Surry units cleared for 80-year operation

La centrale nucléaire de Surry (Virginia, USA) est déclarée apte à fonctionner pendant 20 ans de plus ! Ainsi, six réacteurs nucléaires américains ont obtenu une licence pour fonctionner jusqu'à 80 ans.

En pratique, l'âge limite d'un réacteur nucléaire est atteint lorsqu'un des composants considérés non-remplaçables (dont surtout la cuve) ne peut plus remplir pleinement sa fonction de sûreté - en phase d'exploitation comme en cas d'accident. Avec le retour d'expérience internationale d'aujourd'hui, ainsi que le développement de la connaissance scientifique (et de la modélisation) des phénomènes de vieillissement des matériaux sous l'impact des neutrons, température, fatigue, corrosion… force est de constater qu'il y a toujours de la marge. Ainsi, nous avons la certitude qu'une cuve correctement conçue il y a 40 ans peut remplir ses fonctions en toute sécurité pendant 60 ou 80 ans – voir plus.

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Fonds d’investissements dans les parcs éoliens et solaires : frein ou moteur à la transition écologique ?

Si l'on savait déjà que les panneaux photovoltaïques sont fabriqués en Asie, et les éoliennes dans les pays nordiques, on s’aperçoit aussi que les propriétaires de nombreux parc éoliens et solaires construit en France sont étrangers.

Et l'on découvre que les subventions dédiées au développement de l’éolien et du solaire, payés par chaque français via sa facture d’électricité et lorsqu’il fait le plein de sa voiture, atterrissent in fine dans les poches d’entreprises privées étrangères.

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Fusion nucléaire : l'assemblage d'ITER se poursuit malgré la crise sanitaire

L'Humanité ne pourra pas relever complètement les défis du XXIème siècle sans l'énergie de fusion, d'autant plus qu'elle pourrait être suffisamment abondante pour s'avérer être la clé permettant de soutirer massivement du CO2 de l'atmosphère.

Sur le chemin menant, on l'espère, vers la fusion contrôlée, ITER semble incontournable mais où en est-on alors que la pandémie de la Covid-19 n'est pas terminée ? Une réunion internationale sur l'énergie de fusion qui se tient cette semaine est l'occasion d'aborder le sujet.

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Nucléaire : le projet ITER sera-t-il bientôt dépassé ?

A l'image de ce qui se passe dans le spatial, le secteur privé investit dans la technologie de fusion, tiré et stimulé par le projet ITER. Actuellement, il existe neuf installations privées en construction, recense l'AIEA.

Ces initiatives profitent du savoir-faire accumulé par le projet ITER, mais elles permettent aussi d'explorer de nouvelles pistes comme celle des supraconducteurs à haute température.

Si cette compétition dans le domaine de la recherche sur la fusion nucléaire est saine, gare aux promesses de certains investisseurs privés à la recherche de financements, qui pour séduire les investisseurs annoncent des délais très courts pour des réacteurs de fusion plus petits et moins couteux.

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Des physiciens découvrent une méthode sans risque pour reproduire « la puissance des étoiles » sur Terre

Des physiciens du laboratoire de physique des plasmas de Princeton (PPPL) travaillent sur une nouvelle méthode permettant d’améliorer la sécurité et l’efficacité des réacteurs à fusion nucléaire. Cette technique serait également moins chère à mettre en œuvre.

D’après Robert Lunsford, auteur principal de l’étude publiée dans la revue Nuclear Fusion, la technique mise au point consiste à injecter de la poudre de bore dans le plasma. L’utilisation de bore découle du fait que cet élément chimique est suffisamment résistant pour prévenir l’interaction du tungstène des parois du tokamak avec le plasma (le tungstène accélèrant le refroidissement des particules de plasma, ce qui peut rendre la réaction moins efficace).

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